Interview avec Tim Maeyens
RCAE : Tim, est-ce que tu pourrais nous résumer en quelques mots ton parcours sportif, en passant par les jeux olympiques, et toutes les autres régates internationales jusque maintenant ?
Tim : J’ai commencé à ramer sur le plan international en 1997 quand j’ai été à la coupe de la jeunesse en double scull avec Justin (Gevaert). Nous y avons fini 3ème. L’année suivante j’ai été aux Championnats du Monde juniors à Linz, j’y ai ramé en 4X avec Justin (Gevaert), Wouter (Van Der Fraenen) et Nicolas (Bleret) et nous y avons fini 6ème. En 1999, je suis allé au Championnats du monde en skiff à Plovdiv, j’y ai obtenu une médaille de bronze. Le deux années suivantes, je n’ai pas ramé au niveau international, car je voulais me consacrer aux études. En 2002, je suis allé à la Coupe des Nations avec Christophe Raes, nous y avons atteint la finale, mais terminé derniers. 2003 fut l’année où nous dûmes nous sélectionner pour les JO. Je ramais avec Arnaud (DUCHENE) en double, mais nous n’avions été que quinzième et avions donc loupé la sélection. En 2004, je me suis remis au skiff et ce fut ma meilleure saison. J’ai obtenu la troisième place à la Coupe du Monde à Munich, et je fus sélectionné pour les JO. J’y ai terminé sixième et j’en fus très content. 2005 fut un peu plus difficile car je devais terminer ma thèse pour mes études et j’ai donc dû négliger mon avant saison. Aux Championnats du Monde je suis revenu en forme et j’y ai fini quatrième. C’était beaucoup mieux que je ce à quoi je m’attendais au départ.
RCAE : Tim, est-ce que tu pourrais nous résumer en quelques mots ton parcours sportif, en passant par les jeux olympiques, et toutes les autres régates internationales jusque maintenant ?
Tim : J’ai commencé à ramer sur le plan international en 1997 quand j’ai été à la coupe de la jeunesse en double scull avec Justin (Gevaert). Nous y avons fini 3ème. L’année suivante j’ai été aux Championnats du Monde juniors à Linz, j’y ai ramé en 4X avec Justin (Gevaert), Wouter (Van Der Fraenen) et Nicolas (Bleret) et nous y avons fini 6ème. En 1999, je suis allé au Championnats du monde en skiff à Plovdiv, j’y ai obtenu une médaille de bronze. Le deux années suivantes, je n’ai pas ramé au niveau international, car je voulais me consacrer aux études. En 2002, je suis allé à la Coupe des Nations avec Christophe Raes, nous y avons atteint la finale, mais terminé derniers. 2003 fut l’année où nous dûmes nous sélectionner pour les JO. Je ramais avec Arnaud (DUCHENE) en double, mais nous n’avions été que quinzième et avions donc loupé la sélection. En 2004, je me suis remis au skiff et ce fut ma meilleure saison. J’ai obtenu la troisième place à la Coupe du Monde à Munich, et je fus sélectionné pour les JO. J’y ai terminé sixième et j’en fus très content. 2005 fut un peu plus difficile car je devais terminer ma thèse pour mes études et j’ai donc dû négliger mon avant saison. Aux Championnats du Monde je suis revenu en forme et j’y ai fini quatrième. C’était beaucoup mieux que je ce à quoi je m’attendais au départ.
RCAE : Tu viens de terminer tes études de bio-ingénieur, était-il facile de combiner à la fois les études universitaires et les entraînements de haut niveau ?
Tim : C’était très difficile de combiner les études et l’aviron. Jusqu’aux Championnats du Monde des moins de 23 ans, cela se passait bien avec Christophe car on ne devait s’entraîner qu’une fois par jour. L’année suivant les choses se compliquèrent car on avait loupé la sélection, et j’ai décidé de scinder mon année universitaire en deux. C’était la bonne décision, car les résultats à l’aviron furent très bons, et j’ai réussi les cours que je voulais. Cette année-ci fut beaucoup plus difficile car je devais travailler à ma thèse. Cela a exigé beaucoup de travail, et c’est la raison pour laquelle le début de saison ne s’est pas bien déroulé. J’ai heureusement réussi ma thèse en première session, et donc récupéré suffisamment de temps pour m’entraîner pour les Championnats du Monde à Gifu.
RCAE : Physiquement, il semblerait que les autres rameurs internationaux sont souvent plus grands et plus puissants que toi, comment expliques-tu que tu puisses battre la plupart d'entre eux, à deux ou trois exceptions près ? Penses-tu que ce soit dû à une excellente technique ? Quelles sont tes qualités de rameurs selon toi ?
Tim : Je suis en effet un peu plus petit et léger que mes adversaires mais je peux compenser cela par une très bonne technique. Ma passée d’eau est bonne, j’ai un coup agressif qui fait avancer le bateau. Il est aussi capital de rester calme pendant les régates, et cela me réussit souvent bien. Mais lorsque le vent est contre, j’aurai toujours plus de problèmes pour compenser la différence physique.
RCAE : Tu as souvent l'air en forme au bon moment et au bon endroit sur le plan international, mais sembles rester un peu en retrait le reste de l'année... Comment expliques-tu que tu puisses "exploser" au bon moment ?
Tim : Le début de saison fut laborieux surtout l’année passée. Comme je l’ai déjà expliqué précédemment, je devais achever ma thèse, et il me restait peu de temps pour ramer. Après avoir rendu ma thèse il me restait encore trois mois de temps pour bien m’entraîner, et cela semblait suffisant pour obtenir un bon résultat à Gifu. Le plan d’entraînement est aussi conçu pour arriver au top au bon moment. C’est le travail du coach national Dirk (Crois).
RCAE : Quels sont tes projets pour l'avenir proche ou lointain ? Des performances olympiques ? Des victoires aux championnats ou en coupe du monde ?
Tim : L’important est de faire une bonne prestation à Pékin. Mais il est encore trop tôt pour y penser. Cette année je vais essayer de mieux me classer au Championnats du Monde. Aux Championnats d’Eton, je veux faire aussi bien que l’année passée ou même mieux. Je voudrais bien monter sur le podium. Mais tout le monde veut ça, ce sera donc très difficile.
RCAE : Que conseillerais-tu à un junior qui voudrait lui aussi se lancer dans les compétitions de haut niveau ? Est-ce que si tu avais le choix, tu recommencerais sans hésiter une telle aventure ?
Tim : Aux juniors, je leurs dirais de profiter au maximum de l’aviron, et que le plus important est de travailler sa technique tant qu'on est jeune. Si l’on travaille en puissance en junior on va sans doute vite, mais dès l’instant où on entre dans la catégorie senior, on devient trop court. C’est la raison pour laquelle on doit beaucoup ramer en technique, et quand on prend de l’âge, la force vient d’elle-même avec la musculation. Je voudrais bien recommencer à ramer en qualité de junior. Je trouve que lorsqu’on a la chance de pouvoir voyager et de participer aux Championnats du Monde, on ne doit pas hésiter. On doit donner beaucoup de soi-même, mais on est alors fier de soi quand on en retire un bon résultat.
RCAE : Sens-tu que tes excellents résultats ont donné une reconnaissance à Bruges ou en Belgique ?
Tim : Depuis que l’ai bien ramé aux JO, il y a un peu plus de jeunes qui commencent à ramer à Bruges. Je trouve ça important. La Vlaamse Roeiliga a aussi des rapports plus faciles avec les instances officielles. Cela provient en grande partie du le travail discret mais efficace de Dirk, mais aussi des les bons résultats de toute l’équipe qui confortent la position de l’aviron en Belgique.
RCAE : Au niveau international, est-ce que tu es maintenant perçu comme un favori ou un outsider ? Comment te qualifierais-tu toi même ?
Tim : On sait que je peux obtenir de bons résultats, et que l’on doit se méfier de moi. Je pense que je ne suis pas encore considéré comme un favori pour aller chercher la victoire. Je vis très bien avec cette image, car mes adversaires me craignent un peu mais ne s’attendent pas à ce que je gagne. La pression est moins grande.
RCAE : L'aviron t'as permis de te rendre dans de nombreux endroits, Gifu, Lucerne, Munich, Séville, Athènes,... Quand tu es sur place, c'est souvent pour la compétition, mais as-tu le temps de visiter, de profiter de l'endroit ? Pour toi, est-ce que ça changerait quelque chose si toutes les régates avaient lieu à Hazewinkel par exemple ?
Tim : Après l’aviron, j’essaie toujours d’aller un peu visiter la ville et de sentir l’atmosphère de l’endroit. Nous sommes restés quelques jours supplémentaires au Japon pour visiter Tokyo. J’apprécie beaucoup d’aller ramer dans un autre endroit. Hazewinkel est un beau bassin mais ce serait un peu embêtant si toutes les courses se déroulaient là-bas.
RCAE : Qu'est-ce qui t'as poussé à te lancer dans la compétition ? N'as-tu jamais eu envie d'abandonner ?
Tim : J’ai débuté par des courses dès mon plus jeune âge et j’ai grandi jusqu’à atteindre les compétitions internationales. Je rame surtout en compétition parce que j’adore le faire. Je n’ai pas participé à des compétitions internationales durant mes deux premières années à l’université, et même si ce n’était pas mal, j’avais l’impression que les compétitions me manquaient. C’est ainsi que j’ai recommencé à ramer au plus haut niveau, et je n’ai aucun regret. Maintenant j’éprouve beaucoup de plaisir à ramer.
RCAE : Merci beaucoup d'avoir répondu à ces quelques questions !


